Un skill open source, en français, qui lit vos devis non signés, vous dit combien dort, range chaque devis dans un segment et pose un brouillon de relance par devis dans votre boîte mail, dans votre voix. Vous relisez, vous envoyez. Puis une tâche planifiée refait tout chaque lundi à 8h.
Où ça vit. Le repo github.com/marge-now/relance, licence MIT. Un prompt l'installe dans Claude Cowork ou Claude Code. Pas de dépendance, pas de script, pas de clé API. Vos devis, eux, restent chez vous : un dossier relances/ sur SharePoint, Drive ou le disque de l'équipe commerciale, jamais dans un dépôt public.
Tout le monde a des devis qui dorment. On le sait, vaguement. On ne sait pas combien ça fait, ni lesquels méritent un mail aujourd'hui. Et la relance qui part, quand elle part, dit « je me permets de revenir vers vous » à tout le monde, donc à personne.
On a d'abord lancé le skill sur nos propres propositions, un vendredi d'octobre. Dix lignes. 35 000 € HT ouverts sur quatre propositions. Une proposition sans aucune réponse depuis 22 jours, alors qu'une relance était datée et n'avait jamais été faite. Et une réponse client de la veille, encore en brouillon dans la boîte mail de celui qui devait l'envoyer. C'est exactement le tableau qu'on promet ici, et on ne l'avait pas.
Le même geste chez Every, un média américain de 30 personnes, pendant leur plus gros lancement : une capture d'écran d'un fil de discussion collée dans l'agent, quatre segments de clients, un mail par segment, 25 000 $ le lendemain matin. Ce n'étaient pas des devis, c'étaient des abonnements. La mécanique est la même : segmenter, puis écrire à chacun ce qui le concerne.
Ça tient en un prompt : « Installe le skill du repo github marge-now/relance, puis lance la relance sur l'export que je te donne. » Et il rend trois choses.
Le pipe ouvert (devis non signés, montant HT, nombre) et le pipe muet (ceux qui n'ont jamais eu de réponse, le plus ancien). Les deux, parce qu'un devis ouvert n'est pas forcément sans réponse.
Chez nous : 35 000 € ouverts, 7 500 € muets, 22 jours.Un devis par ligne, rangé dans un segment, avec un niveau de confiance et la phrase du client qui le justifie. En tête, les drapeaux rouges : le client a écrit, personne n'a répondu.
Chez nous : deux drapeaux rouges sur quatre lignes.Une relance par devis, dans le même fil, cinq lignes, une question, une porte de sortie, dans la voix de celui qui signe. Posée dans la boîte mail. Jamais envoyée.
Vous relisez, vous cliquez.La méthode · 20 minutes
Tout l'atelier tient en un principe : il prépare, vous envoyez. Un brouillon posé dans votre boîte mail part dans la minute s'il est bon, et ne part pas s'il est mauvais. C'est ce qui vous garde propriétaire de votre relation client.
Claude Cowork ou Claude Code (Codex, Cursor et les autres ont leur dossier de skills, la liste est dans le README). Collez le prompt d'installation (prompt 1 plus bas) : l'agent clone le repo, installe le skill et vous demande l'export. Vos devis vivent dans un dossier relances/ à côté : sur SharePoint ou Drive pour l'équipe commerciale, jamais dans un dépôt public. Les devis sont nominatifs.
Poser les brouillons directement dans la boîte mail demande un connecteur Gmail ou Outlook. Sans connecteur, les brouillons sont des fichiers dans relances/brouillons/, à copier-coller. Ça marche aussi.
Les devis émis et non signés des 90 derniers jours. Depuis l'ERP ou le logiciel de devis (Sage, EBP, Cegid, Business Central, Odoo, Pennylane) : liste des devis, filtre « non transformés », export Excel. Depuis le CRM : les affaires en étape « proposition envoyée ». Sans l'un ni l'autre : les éléments envoyés de la boîte mail du commercial, filtrés sur « devis », « proposition », « offre », avec pièce jointe. C'est plus long, et ça trouve aussi ce qui n'a jamais été saisi nulle part.
Les colonnes qui comptent : référence, client, contact, objet, montant HT, date d'envoi, commercial, statut. Si vous pouvez donner l'accès aux fils de mails (connecteur, ou les fils exportés dans relances/fils/), l'agent lit ce que le client a dit et segmente pour de vrai. Sans les fils, il classe sur l'ancienneté, le montant et le silence, et le dit.
La première chose qu'il rend, avant le moindre tableau : deux nombres. Le pipe ouvert, montant HT cumulé des devis non signés. Le pipe muet, ceux qui n'ont eu aucune réponse du client, avec le plus ancien. Puis les drapeaux rouges : les devis où le client a répondu et où la balle est chez vous. C'est souvent la ligne la plus utile de tout le travail, et ce n'est pas une relance, c'est une réponse à faire aujourd'hui.
Chaque devis va dans un segment : silence, prix, timing, concurrent, ou ne pas relancer. Avec un niveau de confiance (sûr, probable, à vérifier) et la raison en une phrase, celle du client quand il l'a écrite. Les « à vérifier » se listent à part : vous en triez dix en deux minutes, et ce tri devient des règles. Le tableau complet vit dans tableau-relances.md, pas dans la conversation. C'est le livrable que le dirigeant lit.
Un brouillon par devis quand il a le fil, un par segment quand il n'a que l'export. Dans le même canal et le même fil que le dernier échange du client, en répondre à tous, jamais un mail neuf : le fil porte le contexte et le devis. Cinq lignes au plus, une seule question fermée, une porte de sortie sincère (« si ce n'est plus le sujet, dites-le moi, aucun souci »). Jamais de remise, jamais de prix revu, jamais une raison inventée.
Il ne les envoie pas, même si vous le lui demandez dans la foulée. Vous ouvrez le brouillon, vous cliquez.
Le client silencieux, celui qui a dit « trop cher » et celui qui attend son budget n'ont pas le même problème. Quatre segments couvrent la quasi-totalité des devis d'une ETI. Le cinquième dit ce qu'on laisse tranquille.
| Segment | Le signal dans le fil | Ce que la relance fait |
|---|---|---|
| Silence | Aucune réponse depuis l'envoi, ou un « bien reçu, je reviens vers vous » suivi de rien | Rappelle l'objet en une ligne, une question fermée, la porte de sortie |
| Prix | « trop cher », « hors budget », demande de remise ou de découpage | Demande ce qui pèse le plus (périmètre, délai, un poste), propose quinze minutes pour couper dans le menu. Jamais de remise dans le brouillon |
| Timing | « pas maintenant », « on en reparle en janvier », interlocuteur absent | Note la date dite par le client et ne relance pas avant |
| Concurrent | Un concurrent cité, « on compare », une demande de référence | Demande sur quel critère ça se joue, offre une référence ou une visite. Ne dénigre pas, ne baisse pas le prix |
| Ne pas relancer | Perdu explicitement, devis remplacé, litige ou impayé en cours, hors cible | Rien. La ligne reste dans le tableau avec la raison |
Le drapeau rouge, hors segments. Le client a répondu, personne n'a traité : une question posée, une demande de précision, un « ok pour nous, envoyez le bon de commande » resté sans suite. Ce n'est pas une relance à écrire, c'est une réponse à faire aujourd'hui. Il passe en tête de tout. Chez nous, il a sorti deux lignes sur quatre.
Tel quel, dans Claude Cowork ou Claude Code. L'agent clone le repo, installe le skill et vous demande l'export.
Installe le skill du repo github https://github.com/marge-now/relance puis lance la relance sur l'export que je te donne
À la main, par plateforme. Copiez le dossier relance/ dans ~/.claude/skills/ pour Claude Code. Pour Cowork et claude.ai : Réglages, Capabilities, Skills, puis uploader un zip du dossier, avec le SKILL.md à la racine. Codex, Cursor, Windsurf et Cline ont chacun leur dossier de skills, la liste est dans le README.
Une fois le skill installé, l'export et trois règles. Ce sont les trois questions qu'il vous poserait de toute façon : qui signe, quand on relance la première fois, ce qu'on ne relance jamais. Remplacez par les vôtres.
Voilà l'export des devis émis non signés depuis le 1er juillet (fichier joint). Relance mes devis. Les relances partent au nom de [prénom nom], dans sa voix. Première relance à J+3 ouvrés après l'envoi, puis J+3 à chaque nouveau silence. On ne relance jamais un client en impayé ni un devis de moins de 2 000 €. Pose les brouillons dans ma boîte mail, n'envoie rien. Commence par le chiffre : pipe ouvert, pipe muet, et les réponses client auxquelles personne n'a répondu.
Le texte de la tâche planifiée, celui du repo, à coller dans une routine Cowork ou une tâche planifiée Claude. Les crochets se remplissent une fois. « Fini » veut dire : tableau à jour, brouillons posés, journal écrit, brief rendu en cinq lignes.
Tu es l'agent de relance de [nom de la boîte]. Le skill relance est installé. Le dossier relances/ vit dans [chemin]. Lis d'abord regles-relance.md, section « Appris » comprise, puis tableau-relances.md et journal.md. 1. Prends l'export frais des devis émis non signés : [où il est déposé, ou comment le tirer]. Sors-en ce que les règles excluent. 2. Compare à tableau-relances.md de la semaine passée. Liste : nouveaux devis, devis signés, devis perdus, devis qui ont reçu une réponse client. Mets le tableau à jour. 3. Drapeaux rouges en premier : toute réponse client restée sans suite de notre côté. 4. Pour chaque devis arrivé à échéance de relance aujourd'hui (règles de la maison, sinon J+3, J+10, J+30, J+60 ; segment Timing à sa propre date) : confirme le segment, rédige la relance dans le même fil, dans la voix de [qui signe], et pose-la en brouillon dans [boîte mail connectée / relances/brouillons/]. Tu n'envoies rien. 5. Écris une ligne de journal par brouillon posé et par changement d'état. 6. Rends le brief, cinq lignes, pas plus : pipe dormant total HT et variation depuis lundi dernier ; les drapeaux rouges, un par ligne ; les relances posées aujourd'hui (devis, client, segment) ; les devis à trancher, une question chacun ; ce qui a changé dans les règles, s'il y a lieu. « Fini » veut dire : tableau à jour, brouillons posés, journal écrit, brief rendu. Si l'export manque ou si une règle manque pour trancher, tu t'arrêtes et tu le dis en une ligne, tu n'inventes pas.
1. Le lundi 8h. La tâche relit l'export frais, compare au tableau de la semaine passée (nouveaux devis, signés, perdus, répondus), redate les relances, pose les brouillons du jour, écrit le journal, et vous rend cinq lignes avant votre café. Vous ouvrez les brouillons, vous cliquez. Dix minutes.
2. Apprendre. Une relance que vous corrigez à la main, une relance ignorée trois lundis de suite, une relance qui a produit une réponse agacée : chacune devient une ligne datée dans la section « Appris » de regles-relance.md. Ce qui s'est passé, ce qu'on fait désormais. L'agent la relit avant chaque run. C'est le registre de règles de la relance, et il appartient à votre équipe commerciale, pas à l'outil.
3. La frontière. Il lit, il classe, il rédige, il pose. Il n'envoie pas. Il ne modifie pas un prix, une remise, un délai de livraison, une condition de paiement : ce sont des décisions, elles se prennent hors du skill et s'écrivent dans les règles. Il ne relance pas un client que vos règles excluent. Il n'écrit jamais à un autre interlocuteur que celui du devis. Et il ne relance pas les factures impayées : c'est du recouvrement, d'autres règles, d'autres délais.
Chacun vient du premier run sur nos propres propositions, et chacun est devenu une règle du skill.
Le repo vit de relances réelles. La meilleure contribution est une relance qui a fait répondre, anonymisée, avec le segment, le fil et ce que le client a écrit en retour, dans evals/. Et une relance qui a agacé, pour la même raison.
Bienvenus aussi : un segment qui manque dans votre métier, un export d'un ERP qu'on n'a pas encore vu (colonnes, filtres, menu), un gabarit de relance dans une autre langue, une règle apprise avec sa date. Fork, branche, pull request, et deux lignes sur le devis qui a motivé la contribution.
Un export, un tableau, des règles qui s'écrivent, un agent qui prépare et un humain qui clique. C'est exactement ce que Marge construit chez les ETI, sur des process qui pèsent plus lourd qu'une relance.
Découvrir Marge ou écrivez-nous à [email protected]Cet atelier est tiré de Marge, la newsletter : l'IA sans bullshit, cartes sur table, chaque jeudi. Les chiffres de pipe dormant que les lecteurs nous envoient s'y racontent, anonymisés. Inscrivez-vous ici.
Le rituel du lundi 8h et les brouillons jamais envoyés viennent du playbook monitor customer health de Tenex. La segmentation en quatre, du lancement raconté par Every en juillet 2026.